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Dans un pays ou l'hospitalité est portée à à tel niveau, il est implicite que les arts de la table prennent une place considérable. En Turquie, on aime manger et on aime la convivialité. Pour l'invité, les femmes vont déployer tous leurs talents et le repas va être une démonstration de ce qu'elles savent faire. On va amener sur la table une quantité impressionnante de plats, en général y figurent des mezze (entrées froides), puis des plats chauds et enfin les desserts. Le fromage ne se consomme pas séparément en fin de repas comme en France, il est intégré à des salades ou mis sur la table tout le long du repas. L'ordre de présentation des plats n'est pas aussi rigide que chez nous, il en est de même pour l'heure des repas. La conséquence de cette souplesse est que les restaurants sont ouverts en permanence et qu'il n'y a pas de notion d'heure de service. Cela donne l'impression que les Turcs mangent toute le journée, mais rassurez vous ce ne sont pas les mêmes!
Faites attention, si vous essayez de finir tous les plats qu'on vous présente, on va vous en ramener et vous allez prendre des kilos pendant votre séjour! Un conseil, goûtez à tout mais avec modération, car un plat en cache souvent des autres! On ne sera pas vexé si vous refusez de vous resservir. Si vous devez rendre visite à plusieurs personnes chez elles dans la journée, sachez que le thé sera toujours accompagné de petites pâtisseries salées ou sucrées donc soyez prévoyant! Vous allez réaliser très vite que les seuls mauvais traitements qu'infligent les Turcs aux étrangers concernent leur appareil digestif! Que boit-on à table? Question fondamentale pour nous français ! Traditionnellement, à la maison, de l'eau ou du thé, nous sommes en terre musulmane. Mais au restaurant ou les jours de fête, on mange parfois au raki et cette boisson, qui était une boisson d'homme, commence, dans les villes, à être appréciée aussi par les femmes. Quand on veut faire "alafranga", on boit du vin. Avec l'européanisation et l'amélioration de la qualité des vins turcs, la consommation de ces derniers se développe, mais reste encore liée à des circonstances exceptionnelles. Sinon, on vous proposera toutes sortes de boissons sucrées industrielles (Fanta, Cola, jus de fruits...) ou parfois, plus rarement, de la bière turque qui est excellente. La cuisine turque est, sans doute, une des meilleure au monde, elle a bénéficié des raffinements de la cuisine ottomane, et d'une multitude d'influences étrangères. Mais la constante est d'utiliser des produits très frais et mûris naturellement au soleil, les Turcs ne supportent pas, sauf cas de force majeure, de consommer des produits artificiels où périmés, c'est la raison pour laquelle, on trouve en toutes saisons des marchands dans les rues qui proposent leurs fruits et légumes aux chalands. La Turquie a donc tout pour plaire aux gastronomes exigeants que nous sommes en général, c'est un paradis pour les gourmets et gourmands. Les traditions culinaires et l'art de recevoir des Turcs font d'eux certainement le peuple le plus proche du notre dans ce domaine. A un tel point que je ne comprends pas pourquoi la Turquie n'est pas la première destination des Français à l'étranger. Contrairement à ce que l'on aurait tendance à penser, les plats peuvent être épicés, mais rarement avec excès, la tendance étant généralement de mettre en évidence le goût naturel des aliments. Ce sera la grosse difficulté pour reproduire ces plats chez nous où l'industrialisation excessive à rendu trop souvent les produits insipides, préférez les produits "du jardin", (si vous connaissez quelqu'un qui en a un) et les viandes très fraîches. Certaines recettes sont très difficiles à adapter en raison de la différence de goût des légumes et fruits, c'est vrai particulièrement en ce qui concerne les aubergines et poivrons. Pour les premières choisissez les petites, originaires d'un pays ensoleillé évitez les productions de serre qui se comportent comme des éponges en friture. Pour les seconds, même conseils que précédemment, pour les dolmas (farcis) il existe une petite variété d'un vert tendre à peau mince assez difficile à trouver dans le nord de la France (pour l'instant, si la demande augmente les maraîchers pourraient s'y mettre!) Autre différence notable, la viande en Turquie est toujours issue d'animaux dont on a vidé le sang (une des recommandations de l'Islam) donc ne vous étonnez pas outre mesure de ne pas retrouver la saveur véritable des kebabs et autres plats de viande. C'est le cas notamment de l'agneau qui, de ce fait, est moins fort en Turquie. Solution: Acheter dans une boucherie "helal" (halal ou kasher).
Créée à la suite du démembrement de l'ancien Empire Ottoman de 1918 à 1923, la République de Turquie est un pays qui fait partie de l'OTAN depuis le 18 février 1952. La Turquie est située pour sa majeure partie (96 %) en Asie (Asie Mineure), où se trouve sa capitale Ankara, mais une partie du pays se trouve en Europe, la Thrace. La principale ville, İstanbul (qui s'est auparavant appelée Byzance puis Constantinople), est située à la frontière entre Europe et Asie, les deux parties de la ville étant séparées par le détroit du Bosphore. C'est la seule ville au monde à cheval sur deux continents. La langue officielle est le turc.
La Turquie est une république parlementaire. Le président est le chef de l'état et le premier ministre est le chef du gouvernement. Le président est nommé par l'assemblée nationale pour un mandat de 7 ans. Le président choisit le premier ministre. Le pouvoir législatif est exercé par une assemblée composée de 550 sièges renouvelés tous les 5 ans. La Turquie est un État laïc dont la majorité de la population est de confession musulmane. Elle a également été un précurseur par rapport à beaucoup de pays en donnant très tôt le droit de vote aux femmes en 1934 et, par exemple, en interdisant le port du voile dans les lieux publics. 1938 Mort de Mustafa Kemal. Le nouveau président, désigné par le parlement, est İsmet İnönü. La Turquie est actuellement candidate à l'adhésion à l'Union européenne ; les négociations vont commencer en 2005 et porteront également sur la reconnaissance de la République de Chypre (la Turquie occupe le nord de l'île de Chypre) et l'application des normes de protection des minorités, dont la plus nombreuse la minorité kurde. Les Kurdes deviendraient ainsi une des principales minorités en Europe (également présente en Allemagne), avec une vigueur démographique proche de celle d'une société traditionnelle. |